L’UNPF se déclare abasourdi de ce manque total de transparence et de la teneur d’une décision qui fait servir l’économie officinale de « caisse de secours » pour équilibrer les comptes.
De surcroît, est-ce aux pharmaciens de payer pour l’apaisement de négociations conventionnelles tendues entre les médecins et l’Assurance maladie ? Notre profession prouve pourtant chaque jour sa volonté de faciliter la coopération et d’établir, dans le respect des compétences de chacun, une meilleure répartition des rôles pour rationaliser les parcours de santé. Mais ce n’est pas en excluant arbitrairement le pharmacien du parcours de radiologie que s’établira le climat de confiance nécessaire pour construire un système de soins véritablement centré sur le patient. Cette ponction indue d’une part conséquente de nos revenus engagerait de la plus mauvaise des manières les travaux prévus en 2023 avec l’Assurance maladie autour de l’avenant économique à la convention pharmaceutique.