Unissons les forces de l’officine !
Si deux tiers des vaccinations Covid-19 en ville ont pu être réalisées en pharmacie, c’est bien grâce à l’engagement de toutes nos équipes, préparateurs et pharmaciens. Il est désormais nécessaire d’inscrire dans le droit commun la possibilité pour les préparateurs de vacciner au sein de l’officine. L’enjeu : planifier l’organisation des prochaines campagnes. Dès l’automne 2022, les pharmaciens auront en effet la possibilité d’administrer 14 nouvelles valences vaccinales (en plus de la grippe saisonnière) aux personnes âgées de 16 ans et plus[1]. Les pharmaciens sont en majorité désireux de répondre présents[2], mais le manque de personnel est l’une des principales difficultés pour la mise en œuvre des nouvelles missions2. Les pharmaciens arrivent en troisième position des métiers qui ont le plus de difficultés à recruter selon une étude de Pôle Emploi publiée le 5 avril 2022[3].Les nouvelles missions ne se feront pas sans les préparateurs
Récemment interrogés par l’UNPF (sondage en ligne), vous avez suggéré de former davantage de préparateurs à ces nouveaux aspects du métier. Un pharmacien exerçant seul ne peut être à la fois au comptoir et en train de vacciner, il doit pouvoir s’appuyer sur des équipes adéquatement formées, reconnues et impliquées dans la transformation passionnante que vit l’officine actuellement. C’est un virage dont la réussite ne se fera pas sans les préparateurs.Quelque 60 000 préparatrices et préparateurs exercent aux côtés des 53 000 pharmaciens (adjoints et titulaires)[4] dans les 21 000 officines réparties sur le territoire français.
[1] Décret n°2022-610 du 21 avril 2022.
[2] Questionnaire UNPF en ligne du 21 au 30 mai 2022.
[3] Pôle Emploi, Enquête Besoins en Main-d’Œuvre 2022.
[3] Pôle Emploi, Enquête Besoins en Main-d’Œuvre 2022.
[4] 25 518 pharmaciens titulaires et 27 649 adjoints d’officine au 1er janvier 2021, selon l’Ordre national des pharmaciens.