Sur la question de la financiarisation, l’invective et la confusion ne profitent à personne.
Pourtant, certains n’hésitent pas à caricaturer l’UPGF, déplaçant le débat vers des idées fausses.
Ils font croire – naïveté ou calcul politique ? – que les groupements feraient partie du problème, au risque d’affaiblir un maillon essentiel à la défense des piliers de l’exercice officinal.
Financiarisation des pharmacies : quelle est la position de l’UPGF ?
L’UPGF s’engage pour une pharmacie libérale et indépendante. Elle est donc opposée à tout ce qui peut compromettre cette indépendance.
- Non à la mise sous tutelle des pharmaciens par des acteurs publics ou privés.
- Ni fonctionnarisation, ni financiarisation.
La financiarisation que combat l’UPGF, c’est l’entrée d’acteurs extérieurs au capital des pharmacies d’officines.
- Les pharmaciens doivent rester détenteurs de leur outil de travail et maîtres des décisions stratégiques guidant leur officine.
- Pour rester indépendante, l’officine doit être rentable et non fragilisée comme elle l’est depuis 10 ans par la perte de 25 % de pouvoir d’achat des titulaires.
Un pharmacien qui n’a plus les coudées franches pour se rémunérer et vivre de son travail est aussi le plus exposé aux prédateurs et à leurs promesses fallacieuses de sauvetage avec contreparties abusives.
Groupements de pharmacies : un levier pour préserver l’indépendance officinale
Adhérer à un groupement procure aux officines un soutien opérationnel inégalé pour encaisser les tensions (économiques, d’approvisionnement, de personnel), développer les services aux patients et monter en compétences.
En négociant avec les laboratoires de meilleures conditions d’achat, les groupements permettent justement de :
- financer ces actions indispensables aux pharmaciens, plutôt que d’en faire porter la charge aux patients ou à l’Assurance Maladie ;
- garder cette valeur au sein du réseau, au lieu de laisser des acteurs extérieurs s’en emparer.
Ce n’est pas en faisant dépendre l’officine d’honoraires Sécu, ni en dictant aux pharmaciens la sélection d’un type de groupement, que l’on rendra la profession plus libre. Au choix : le kolkhoze ou le groupement “autorisé”… drôle de conception de la liberté.
Chaque pharmacien a le droit de choisir le groupement qui lui convient, coopératif ou autre. Nous n’avons pas à décréter qu’un type de fonctionnement est plus vertueux qu’un autre. La diversité de l’offre répond à celle des besoins et des sensibilités.
L’UPGF invite les pharmaciens à se forger un avis éclairé sur des critères pragmatiques :
- Les conditions d’adhésion sont-elles équitables ?
- Les services sont-ils adaptés à mes besoins ?
- Les valeurs du groupement correspondent-elles aux miennes ?
Etc.
Il y a donc mieux à faire que d’agiter des “spectres”.
La vraie vigilance, c’est l’action. C’est aider les consœurs et confrères, dès l’installation, à se protéger de clauses potentiellement abusives dans les contrats. Comment ? Par des moyens concrets, comme des consultations gratuites avec des avocats – une initiative existant déjà en Ile-de-France et que l’UPGF prévoit de déployer.
Pour défendre la pharmacie libérale et indépendante, adhérez à l’UPGF.