L’UPGF présente ses présidents régionaux

30 mai 2026

Le syndicat du renouveau officinal se dote d’une solide organisation régionale pour représenter les pharmaciens d’officine et réaffirme sa feuille de route en faveur d’une pharmacie moderne, indépendante et rentable.

Trois mois après sa création officielle, l’Union des pharmacies groupées de France (UPGF) conforte son ancrage dans le paysage syndical de l’officine en désignant les présidents de ses délégations régionales. Fort de ce maillage et porteur d’un projet ambitieux pour rénover l’économie officinale, l’UPGF intensifie sa mobilisation, bien décidé à faire entendre sa voix dans les négociations à venir et fédérer un maximum de pharmaciens d’ici aux prochaines élections professionnelles.

« L’UPGF est née pour permettre à davantage de pharmaciens de se mobiliser et d’être représentés, dans le contexte historique de refonte de leur modèle économique, déclare Valérie Jougla, présidente de l’UPGF. Les honoraires et autres compléments de revenus ne suffisent pas à donner un souffle économique pérenne et c’est pourquoi notre priorité est de réaffirmer la dispensation comme socle de notre rémunération. Un exercice motivant, attractif et rentable, seul garant du maillage, ne peut se construire qu’autour de ce pilier central, ce cœur de métier qui doit permettre à toutes les officines de vivre et de développer leurs autres missions ».

Le refus du tout-honoraires et des baisses de prix massives sur les produits matures, ainsi que le rééquilibrage de la marge sur les médicaments chers font partie des mesures structurantes défendues par l’UPGF dans ce cadre. Ce combat est sous-tendu par des valeurs fortes telles que l’indépendance (« ni financiarisation, ni fonctionnarisation »), la représentativité et la diversité, le service aux patients et le courage économique d’aborder frontalement les questions de la rentabilité et du prix des médicaments. Ces derniers mois, l’UPGF s’est notamment mobilisée contre l’égalisation des marges sur les vaccins antigrippaux et pour des mesures concrètes soutenant les pharmaciens dans la préservation de leur indépendance – notamment un accompagnement juridique proposé aux nouveaux installés.

Une représentation sur tout le territoire

Ce combat s’articule désormais non seulement au niveau national (voir la gouvernance ci-dessous) mais aussi régional, grâce à la désignation de présidents régionaux de l’UPGF. En préparation des élections professionnelles à venir – prévues pour l’automne 2027 –, ils seront chargés de fédérer et recruter les adhérents de leur région, de relayer les actions de l’UPGF tout en faisant remonter les préoccupations de terrain.

L’équipe de l’UPGF au niveau national se compose de :

  • Présidente : Valérie Jougla
  • Directeur général : François Tesson
  • Vice-présidents : Laurent Filoche et Christophe Le Gall
  • Secrétaire général : Éric Myon
  • Trésorier : Vincent Kuntz


Les présidents régionaux de l’UPGF nouvellement nommés sont :

En métropole :

  • Auvergne-Rhône-Alpes : Nathalie Josserand, titulaire à Annemasse (74)
  • Bretagne : Olivier Troussard, titulaire à Callac (22)
  • Grand Est : Mickael Buchinger, titulaire à Colmar (68)
  • Hauts-de-France : Constance Coquerel, titulaire à Roubaix (59)
  • Ile-de-France : Morgane Sellam, titulaire à Paris 17e
  • Normandie : François-Xavier Ferrand, titulaire à Pacy sur Eure (27)
  • Occitanie : Alexandre Vedrenne, titulaire à Beaumont-de-Lomagne (82)
  • Pays de la Loire : Mareb Bashmilah, titulaire à Angers (49)
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur : Jean-Philippe Boussiron, titulaire à Valréas (84)
  • Nouvelle-Aquitaine : Serife Auberger, titulaire à Roquefort (40)

(Dans les régions non citées, les présidents sont en cours de nomination).

Dans les Outre-mer :

  • La Réunion : Ludovic Balasse, titulaire au Tampon
  • Guyane : Matthieu Lebon, titulaire à Remire-Montjoly

Ce sont elles/eux qui le disent :
« Nous voulons faire entendre notre voix car nous n’avons pas été suffisamment entendus et défendus jusqu’à présent. »
« Les hausses de chiffres d’affaires sans marges sont très dangereuses pour notre économie car elles sont financées par de la dette publique. Elles provoquent un effet de rabot sur les prix des produits de santé à marge ; lequel fragilise tous les acteurs du médicament. »
« Il est urgent de recréer de la confiance et de l’attractivité pour le métier. »

« Au nom du Bureau de l’UPGF, je remercie chaleureusement les présidentes et présidents qui ont accepté de porter les engagements du syndicat dans leur région, poursuit Valérie Jougla. Unis par la volonté de remettre l’économie officinale sur de bons rails, ils et elles forment une équipe diversifiée, tout à fait représentative des différents visages de l’officine – en termes de taille, de lieu d’implantation, de groupement. Leur volonté de se porter candidats, qui a permis de couvrir en peu de temps le territoire, ainsi que la dynamique d’adhésions constatée, témoignent de la légitimité de notre existence et de l’écho rencontré par nos propositions auprès des pharmaciens du territoire ».

Un syndicat différent sur le fond et sur la forme

L’UPGF se différencie sur le fond, par la volonté de préserver une marge de distribution pérenne au sein d’une rémunération équilibrée, là où d’autres plaident pour décorréler massivement la rémunération des prix et volumes de médicaments. Elle se distingue également sur la forme, en tant que premier syndicat mixte de la pharmacie, fédérant – via différents collèges – des pharmaciens titulaires d’officine, des groupements, des pharmaciens adjoints et des étudiants en pharmacie.

La confusion entretenue par certains sur les motivations présumées financières des groupements contraste singulièrement avec la forte adhésion des pharmaciens pour ces structures, que plus de 9 sur 10 plébiscitent. « Remettre en cause l’utilité des groupements, c’est faire injure au discernement des pharmaciens. S’ils choisissent d’être groupés, c’est non seulement pour améliorer leur rentabilité et s’en sortir économiquement, mais aussi pour tous les autres services apportés, en matière de formation, de démarche qualité, d’aide au déploiement des missions… Les groupements pragmatiques et responsables ont toute leur place dans la réflexion sur l’avenir de l’officine. Il est temps que les responsables syndicaux reconnaissent cette contribution, s’inspirent de ce qui fonctionne pour définir une feuille de route en phase avec les besoins réels des pharmaciens », conclut Valérie Jougla.

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